5 bénéfices collatéraux de notre début d’IEF

Ecole, pas école … Vous hésitez encore ? Rencontrer d’autres parents qui ont sauté le pas de la déscolarisation ne peut que vous aider ! Aujourd’hui je laisse la main à Sophie pour vous conter les bénéfices qu’elle trouve dès sa première année d’IEF.

Je suis Sophie, maman de deux enfants de 4 ans et demi et 22 mois. Je me suis lancée dans l’IEF cette année et je suis l’auteure du blog Parents, ca s’apprend ou je partage mes réflexions sur la parentalité bienveillante ainsi que des outils et connaissances qui me servent au quotidien.

Mon Grand a été scolarisé en école Montessori pour sa première année de maternelle. Et même si nous avons été satisfaits de cette expérience, plusieurs raisons nous ont poussées à faire le choix de l’IEF pour sa deuxième année. Je ne vais pas m’attarder sur ces raisons, somme toute classiques ( respecter son rythme, passer plus de temps ensemble, pas d’école alternative à proximité de notre nouveau lieu de vie…) .

Non, ce dont je veux vous parler ici, c’est des bénéfices secondaires de ce choix ! Ceux auxquels je n’avais pas forcément pensé initialement, mais que je savoure bien aujourd’hui !

Alors, petit tour d’horizon de ces bénéfices collatéraux.

Le rythme familial beaucoup plus cool

Forcément, le fait de ne pas avoir de contraintes horaires, ça aide à la coolitude. Bon, ne rêvons pas, mes enfants ne se lèvent pas plus tard pour autant. Techniquement, on pourrait même être prêt à l’heure pour partir à l’école. Mais depuis qu’on a commence l’IEF, on a adopté un rythme… détendu ! Il n’est pas rare qu’à 9h on soit encore tous en pyjama (enfin, sauf mon mari qui bosse !).

Si Mon Grand préfère jouer avant de prendre son petit dej, pas de soucis !

Le soir, c’est pareil, je peux respecter le rythme de mes enfants (qui sont apparemment calés sur un fuseau horaire anglosaxon, puisqu’ils aiment diner tôt). Et les coucher tôt. Et avoir une soirée. YES !

Les vacances quand on veut

Alors, ça c’est vraiment chouette. On peut partir en dehors des périodes de vacances scolaires, on évite le stress, les bouchons. On paye moins cher. Et pour nous qui avons de la famille à l’autre bout du monde, ça nous permet de choisir la meilleure période pour leur rendre visite plutôt que d’y aller pendant leur hiver.

“Libéréééeeee, délivréééeee, je ne serai plus jamais stressééééee” 

Les liens dans la fratrie

Le fait que mes enfants vivent H24 ensemble, forcément ça renforce leurs liens. (Ah et ça multiplie les occasions de disputes aussi, mais chut, ici on parle des bénéfices).

Quand Mon Grand était scolarisé, je sentais que c’était difficile pour lui de savoir que je passais la journée avec son frère. Il se sentait exclu. Je pense que le choix de l’IEF a rétabli un certain équilibre, une certaine équité à ce niveau. 

J’apprends plein de trucs !

Parce que je sais que chaque rencontre est une occasion d’apprentissage pour mes enfants, je me mets davantage de coups de pieds aux fesses pour aller à la rencontre des autres. Un pêcheur croisé au bord d’un lac, un ouvrier qui bricole, un jeune qui fait du BMX… Ces derniers temps, j’ai vraiment étendu mes champs de compétences.

Et puis, bien sûr en étant ensemble tout le temps, je suis le réceptacle principal des “pourquoi?” de Mon Grand. Et il y a beaucoup de pourquoi. Internet est devenu mon meilleur ami.

“Allez-y, vous pouvez me demander ce que vous voulez sur les dinosaures, je suis in-co-lla-ble” ! 

Je ne peux plus rester dans ma zone de confort

Je vais être honnête, passer tout le temps avec mes enfants, je ne trouve pas ça évident. Il y a même pas mal de moments où j’étouffe un peu.

Du coup, ça me force à prendre sur moi pour aller vers les autres, me tisser un réseau. Ce qui est pour moi, de nature plutôt introvertie, un grand pas et une grande fierté.

Et par ailleurs, le fait de me sentir si souvent oppressée me fait réaliser que j’ai besoin de développer des activités qui me sont propres. Pourtant, j’aime me consacrer à mes enfants et ces dernières années, je me suis d’ailleurs vraiment plongée corps et âme dans la maternité, en mettant le reste de côté. Mais, depuis quelques temps, je sens poindre de l’insatisfaction par rapport à mon quotidien et mon équilibre. Sans pour autant avoir l’élan de mettre en place un changement.

Seulement, maintenant que je vis H24 avec mes enfants et que je suis principale responsable de leur bien être, ma grande reflexion sur ma réorientation ne peut plus être remise à demain. Alors, ça me pousse à regarder les choses en face, à mettre mes envies et mes peurs à plat… et à me lancer ! Et ça, ça fait vraiment du bien ! 

Merci à Sophie pour ce témoignage ! Vous pouvez la retrouver sur son blog “Parents, ça s’apprend”

Donnez-nous votre avis !

  • Aimeriez-vous vous lancer l’aventure IEF ?
  • Est-ce que des témoignages comme celui de Sophie vous intéressent ?
  • Auriez-vous des sujets particuliers qui vous questionnent sur l’IEF ?

Laissez vos réponses en commentaire au bas de la page ! (Merci d’avance 😉 )

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5 commentaires sur “5 bénéfices collatéraux de notre début d’IEF”

  1. Ce qui me dérange dans ton article c’est que tu ne pratiques pas l’ief . L’ief est régit par l’article L131 du code de l’éducation , qui rend l’instruction obligatoire de 6 à 16 ans .
    Instruction , qui doit être déclarée, et qui est régit par le socle commun et contrôlé par l’inspection académique et la mairie .

    Tu vas le constater d’ici peu , quand la loi va passer et rendre l’instruction obligatoire dès 3 ans.

    Ne pas envoyer ses enfants à l’école en maternelle est bien loin des véritables réalité de l’ief . Aujourd’hui tu n’as aucune contrainte , aucun stress, , aucun résultat à apporter . Tu n’as pas à défendre tes choix face à un inspecteur , non , aujourd’hui tu vis simplement ta vie et ce n’est pas d el’ief

    1. Bonjour Cindy,
      Merci pour ce point de vue. C’est vrai que Sophie n’est pas encore soumise aux inspections, mais ça ne saurait tarder au vu des nouvelles lois. Voilà pourquoi j’ai choisi de publier son témoignage, qui montre que les parents de jeunes enfants peuvent aussi faire ce choix et s’investir dans l’instruction de leur enfant.
      Parce que ne pas envoyer son enfant en maternelle, c’est un premier pas vers l’IEF. Le pas qui nous fait nous poser les bonnes questions, vivre avec son enfant et voir comment il apprend, apprendre avec lui et partager ces plaisirs, lui donner le goût de la découverte !
      Beaucoup de personnes vivent avec leurs enfants sans partager tout cela pour autant. L’IEF avec un tout petit, c’est déjà une ouverture de son état d’esprit, un autre regard sur son enfant. Et en cela, et aussi parce qu’elle a connu la scolarisation et peut comparer les deux, je trouve que l’article de Sophie a tout à fait sa place sur mon site.

    2. Bonjour Cindy,
      Je suis l’auteure de l’article. Je rejoins la réponse de Laetitia. Je rajoute que ma façon de vivre l’ief est aussi partagée par des parents d’enfants plus âgés. L’ief, ca peut être aussi juste vivre avec ses enfants, je connais plusieurs familles qui le vivent comme ca . Ceci dit je conçois que la pression des inspections puissent jouer sur nos peurs et nous faire modifier notre façon de faire. Ou pas 😉

  2. Toutes ces interview m’intéresse, le point de vue de chacun est important. Je commence l’ief lundi avec ma fille de 12 ans et je compte beaucoup sur tous ces sites internet pour m’aider à tout mettre en place et à éviter les erreurs.

    1. Merci Claudine ! Bienvenue dans le monde de l’IEF alors !
      Quelles sont les raisons qui vous font déscolariser votre fille ?
      Avez-vous des questions particulières pour ce début d’IEF ?
      Je vais chercher des familles avec enfants plus grands pour les prochains témoignages alors 😉

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