Préparer les cours…

“Les profs, ils ont plein de vacances et ne travaillent que 25h par semaine !”

Combien de fois a-t-on entendu ce genre de réflexion, y croyant parfois… de la part des élèves, mais aussi d’autres adultes, travaillant 35h ou plus avec leurs 5 semaines de vacances réglementaires.

Alors, oui, ils corrigent les copies. Cela fait quelques heures en plus. Et avant cela, il a fallu préparer les devoirs : là encore un temps, variable en fonction de chacun, y est consacré. Reporter les notes dans le registre, les réunions de conseil de classe ou avec les parents, remplir les bulletins… On commence à atteindre un nombre d’heures hebdomadaires raisonnable.

Et s’ajoute à tout cela la préparation des cours. Parce que recevoir une classe de 28 élèves, quel que soit leur âge, si on ne sait pas clairement ce qui doit être proposé, vers quelle heure, quels exercices de quel manuel sont intéressants, si on n’a pas nous-mêmes revu les notions et comment les expliquer… on va droit à l’échec. Et préparer un cours, ça peut être long, surtout les premières années d’enseignement, lorsqu’il faut tous les préparer ! Par la suite, on peut avoir une certaine expérience, garder certaines formules qui ont bien fonctionné, se resservir de textes ou d’exercices qui nous ont plu… C’est là, il me semble, que le temps de travail hebdomadaire dépasse les 35h, largement parfois ! De plus, une partie des vacances est souvent consacrée à du travail à domicile : préparation des cours suivants ou correction de copies.

La difficulté de la préparation du cours, c’est que l’on se fixe un objectif à atteindre pour nous comme pour les élèves, en un temps donné (celui de la leçon). Or on ne sait pas quelles seront les réflexions, objections, questions des enfants. Il nous faudra alors y répondre sans perdre de vue notre objectif, et sans perdre trop de temps. Le mieux est de prévoir une marge de temps pour réexpliquer ou répondre. Mais si les questions amènent à d’autres sujets de réflexion ? Et si on s’aperçoit que certains enfants n’ont pas compris une autre notion, elle-même indispensable pour suivre ce cours ? On est tout de même obligés de reporter notre réponse, soit au moment d’un autre cours, soit en tête à tête plus tard… Difficile de faire à la fois la classe, le soutien individuel et l’ouverture sur d’autres sujets libres !

Et si c’étaient les enfants qui préparaient leurs cours ? Et si on inversait les rôles ?

Il existe une pédagogie, ou philosophie, de la classe inversée.classe inversée Au lieu de donner du savoir aux enfants, qui doivent ensuite faire des exercices pour l’assimiler et pouvoir le restituer, comme une carafe que l’on remplit d’eau, les élèves commencent par des lectures/vidéos/documents variés à consulter individuellement chez eux. Au moment de la classe, ce sont les questions des élèves qui vont construire le plan, leurs échanges, leurs propres explications de ce qui leur a parlé ou de ce qu’ils ont compris qui va élaborer un cours complet. L’enseignant n’a plus qu’à accompagner, encourager, aider à trouver la théorie ou la règle à savoir, et le tour est joué !

Bon, il reste tout de même à préparer les ressources, et les activités de groupe, mais c’est beaucoup mois chronométré et laisse plus de liberté pour répondre aux questions !

Et si la motivation des élèves s’en trouvait améliorée ? Et si plus de liberté pour chacun libérait aussi notre rapport aux apprentissages ? Vous avez une petite idée de mon opinion, mais la vôtre m’intéresse ! Laissez moi vos commentaires !

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