C’est quoi, le bonheur ?

On m’a récemment proposé, sur le site co-créateurs, de participer à un carnaval d’articles dont le thème est : C’est quoi, le bonheur ?

Alors, comme je suis joueuse, j’ai décidé de répondre à ce défi ! Et j’y participe avec ma double casquette : blogueuse sur ce site, mais aussi en tant qu’éducatrice-directrice de l’école Montessori de Blois. J’avais devant moi plein d’enfants qui avaient envie de réfléchir et d’apprendre… j’en ai donc profité ! Nous avons fait une après-midi philo, sur le thème du bonheur !

J’ai choisi d’aborder la question sous forme de dessin.

Depuis le début de l’année, nous avons régulièrement fait des séances de « dessin-philo ». Voici comment cela se passe : les enfants sont assis à une table, une feuille devant eux, et leurs crayons ou pastels à portée de main. Ils ferment les yeux, font le silence, et je leur dis un mot. Ils doivent prendre le temps de voir une image dans leur tête, et ont ensuite environ 10 minutes pour dessiner ce qu’ils ont vu. Ils ont ainsi dessiné la liberté, le respect, la justice…

Les enfants aiment dessiner, et ils ont ainsi l’opportunité de pouvoir chacun s’exprimer, d’abord en dessinant, puis en venant montrer et expliquer leur dessin au reste de la classe. J’en profite pour reformuler, demander des précisions sur ce que l’enfant a voulu dire, voir si j’ai bien compris et si je ne déforme pas ses propos. Je résume en une phrase au tableau le message de son dessin. A la fin, on relit tout ce qui a été marqué, et on fait un petit débat sur la notion si besoin.

Cette fois-ci, lorsqu’ils avaient les yeux fermés, je leur ai juste annoncé « le bonheur ». Les réactions ont été plutôt enjouées, sauf un enfant de 7 ans qui m’a demandé « C’est quoi, le bonheur ? ». Il était tout à fait dans le sujet ! Ils ont dessiné, dessiné… nous avons un peu dépassé les dix minutes. Ils avaient très envie que leur dessin soit beau, bien fini. Alors, j’ai laissé un peu plus de temps…

Enfin, ils ont apporté leurs dessins. Et les réponses ont été multiples : des toboggans et balançoires, le bowling, la neige, la rue, la forêt… Et ils ont raconté. La sortie au bowling était un moment joyeux, festif, surtout parce qu’il était partagé en famille.Les balançoires représentaient le jardin dans lequel une fille de 9 ans aimait se ressourcer et jouer avec son chien. La rue sous la neige, c’est parce que « le bonheur, on peut le trouver partout, même dans la rue! » Une autre fille a dessiné une écurie, avec quelques chevaux. « Pour moi, le bonheur c’est d’être dans une écurie. Alors ma vie c’est le bonheur, puisque j’habite dans une écurie ! »

Ils étaient surprenants de simplicité, de simple joie de vivre.

Une seule fille a dessiné beaucoup de jouets, et une fontaine de chocolat géante, en racontant que les enfants de son dessin avaient reçu beaucoup de cadeaux et c’est ce qui les rendait heureux. J’ai demandé alors, pour reformuler son propos, si elle pensait qu’il fallait posséder beaucoup de choses pour être heureux. Les enfants ont tous réagi, en expliquant qu’il n’était pas nécessaire d’avoir plein de choses. Mais quand même, ne rien avoir ne rendait pas vraiment heureux. Et leur est venue l’idée du juste milieu. Ils ont conclu qu’il fallait avoir de quoi manger et boire, se vêtir, un logement et quelques jeux, pour ne pas vivre dans le manque et le stress. Ce qui fera la différence entre une personne heureuse et une malheureuse, sera surtout leur état d’esprit. Certains se contentent de ce qu’ils ont, et d’autres en veulent toujours plus.

Enfin, le lendemain, je leur ai demandé ce qu’ils avaient retenu de notre séance. J’ai noté quelques phrases qui m’ont bien plu, et que je vous livre ici :

-« Le bonheur, pour moi, juste c’est vivre » (E, 8 ans)

-« Pour moi, le bonheur c’est être ensemble » (N, 10 ans)

-« On peut atteindre le bonheur si on fait ce qu’on aime. Et on est tous obligés d’aimer quelque chose. » (N, 9 ans)

-« Le bonheur, c’est quand je fais des câlins avec ma maman » (M, 8 ans)

-« Il y a des gens malheureux, parce qu’ils n’arrivent pas à être gentils avec les autres. Ils voudraient, mais ils n’y arrivent pas, alors ils sont malheureux. » (E, 9 ans)

-« Pour moi, ma vie c’est le bonheur parce que je vais à la gym, j’ai des animaux, je sors en forêt avec mes parents et aussi avec mon papa. » (L, 7 ans)

 

Et pour vous et vos enfants, c’est quoi le bonheur ? Prenez le temps d’y réfléchir en famille… et retrouvez plein d’autres articles sur ce sujet sur ce site : co-createurs.com

Bien sûr, pour savoir si l’école Montessori pourrait rendre vos enfants heureux, c’est par ici !

Enfin, vous pouvez trouver beaucoup de réponses à vos questions en recevant gratuitement mon e-book :

 

 

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